
À La Réunion, la table n’est pas un simple à-côté du voyage. Elle en est l’une des portes d’entrée les plus sincères.
Un cari partagé, quelques samoussas achetés au marché, un gâteau patate au goûter ou un rhum arrangé en fin de repas racontent à leur manière l’histoire de l’île. La cuisine réunionnaise s’est construite au fil des générations à la rencontre d’influences malgaches, indiennes, chinoises, africaines et européennes. Le résultat ne ressemble vraiment qu’à elle : une cuisine généreuse, familiale, métissée et profondément liée au territoire.
Quand nos voyageurs arrivent aux Lataniers, beaucoup connaissent déjà le rougail saucisse. Puis viennent les questions : « C’est quoi le zourite ? », « Les bichiques, ça se mange comment ? », « Le ti’jaque, c’est un fruit ? », « Est-ce que tout est pimenté ? »… Et c’est souvent là que commence une autre découverte de La Réunion.
Nous avons donc réuni ici 25 spécialités à goûter pendant votre séjour : les grands classiques de la marmite, des plats plus rares, la street food que l’on mange sur le pouce, quelques douceurs et les saveurs que l’on peut rapporter dans ses valises. Pas pour transformer vos vacances en liste à cocher : au contraire. Goûtez ce qui se présente, demandez le plat du jour et laissez aussi une place aux bonnes surprises.
💡 Le conseil des Lataniers : Les meilleures adresses ne sont pas forcément les plus visibles. Une petite table créole, une rondavelle, un snack de quartier ou une marmite qui attire les habitués peuvent réserver de très belles surprises.
Avant de commander : 4 mots à connaître
Le cari – parfois écrit carry – est l’un des piliers de la cuisine réunionnaise. Viande, poisson, crustacés ou légumes mijotent avec des aromates et des épices. Il n’existe pas une recette unique : les habitudes changent selon les familles, les produits et les cuisiniers.
Le rougail désigne deux choses différentes. Il peut s’agir d’un accompagnement frais et relevé – rougail tomate, mangue, citron… – servi à côté du plat, mais aussi d’un plat cuisiné comme le célèbre rougail saucisse.
Les grains sont les légumineuses qui accompagnent très souvent le riz : lentilles, haricots, pois du Cap… L’assiette créole classique s’organise volontiers autour du riz, des grains, du cari et d’un rougail.
Le piment, enfin, est souvent servi à part. Si vous n’y êtes pas habitué, commencez par une quantité minuscule. À La Réunion, « un petit peu » peut déjà avoir beaucoup de caractère ! Lire l’article sur la gastronomie réunionnaise.
Les incontournables : les grandes marmites réunionnaises
Rougail saucisse – l’incontournable

Impossible de commencer ailleurs. Le rougail saucisse est probablement le plat réunionnais le plus connu des visiteurs, mais il reste avant tout un plat familial et populaire. Des saucisses sont roussies puis mijotées avec des oignons, des tomates et des aromates. Dans l’assiette, il arrive avec du riz, des grains et, pour ceux qui aiment, un rougail pimenté.
Ce qui est intéressant, c’est qu’il n’existe pas un rougail saucisse « officiel ». Chaque famille a ses habitudes : choix des saucisses, quantité de tomates, cuisson plus ou moins longue… Goûtez-en plusieurs pendant votre séjour et vous comprendrez vite pourquoi chacun défend sa version.
📍 Où le goûter ? On le trouve dans toute l’île : restaurants créoles, tables d’hôtes, marchés et plats à emporter. Près des Lataniers, Chez Nounous – Le Restaurant du Piton fait partie des adresses que nous pouvons conseiller à nos voyageurs.
2. Cari poulet – le plat familial par excellence
Le cari poulet paraît simple, et c’est justement ce qui permet de reconnaître une bonne marmite. Poulet, oignons, ail, gingembre, thym et épices cuisent ensemble jusqu’à obtenir une sauce parfumée et une viande tendre. Selon les familles, la tomate et le curcuma – le fameux safran péi – sont plus ou moins présents.
Servi avec riz, grains et rougail, c’est un excellent premier contact avec la cuisine créole pour ceux qui hésitent devant une carte pleine de noms inconnus.
📍 Où le goûter ? Dans une bonne table créole ou une table d’hôtes. Regardez aussi le plat du jour : c’est souvent là que se cachent les meilleures marmites.
3. Cari bichiques – la spécialité rare
Les bichiques sont de minuscules alevins de gobies capturés lors de leur remontée dans certaines rivières. Ils occupent une place particulière dans la culture culinaire réunionnaise et leur pêche est aujourd’hui encadrée. Leur disponibilité dépend des saisons, des conditions et des approvisionnements.
Préparés en cari, ils donnent un plat très particulier, recherché et généralement coûteux. Ce n’est pas une spécialité que l’on peut prévoir de manger à une date précise : si vous en voyez sur une ardoise, demandez leur provenance et considérez plutôt cela comme une occasion.
📍 Où le goûter ? En saison et dans les établissements qui en proposent ponctuellement. Ne soyez pas surpris de ne pas en voir du tout pendant votre séjour.
4. Boucané – le parfum fumé des Hauts
Le boucané est du porc salé puis fumé. Son goût puissant et profondément fumé donne beaucoup de caractère aux plats créoles. Il peut être cuisiné de différentes façons et se marie notamment très bien avec le ti’jaque.
Plus qu’une recette précise, c’est une saveur à reconnaître. Si vous aimez les viandes fumées, cherchez une préparation artisanale plutôt qu’une version standardisée.
📍 Où le goûter ? Dans les restaurants créoles traditionnels, les tables d’hôtes et certaines bonnes adresses des Hauts.
5. Cari camarons – une marmite de fête
À La Réunion, les camarons sont de grosses crevettes d’eau douce. En cari, leur chair ferme se marie aux aromates, au gingembre, au curcuma et à la tomate pour donner une marmite généreuse et plus festive que les caris du quotidien.
Les camarons ne sont pas présents partout et peuvent être frais, élevés localement ou issus d’autres approvisionnements. Une bonne raison de demander ce que la maison cuisine ce jour-là plutôt que de rechercher absolument un plat précis.
📍 Où le goûter ? Lorsqu’ils figurent à l’ardoise d’une table créole ou d’une table d’hôtes. Demandez simplement l’origine du produit.
6. Civet zourite – le poulpe version réunionnaise
Le zourite est le nom créole du poulpe. En civet, il est mijoté longuement jusqu’à devenir tendre, dans une sauce sombre, riche et parfumée. C’est une préparation très différente du poulpe grillé que l’on rencontre dans d’autres cuisines insulaires.
Si vous avez déjà été déçu par un poulpe trop ferme, le civet zourite mérite une seconde chance : tout l’intérêt réside justement dans la cuisson lente.
📍 Où le goûter ? Dans les restaurants créoles qui travaillent les produits de la mer et, selon les jours, dans certaines tables familiales.
7. Cari de poisson frais – la mer dans la marmite
Thon, espadon, dorade coryphène ou autre poisson selon les arrivages : le cari de poisson change avec la pêche et les saisons. Une bonne sauce doit parfumer le poisson sans masquer sa chair.
Sur la côte Ouest, nous conseillons surtout de regarder les suggestions du jour plutôt que de choisir à l’avance une espèce précise. Un poisson bien frais et bien cuisiné vaut davantage qu’un nom prestigieux sur une carte.
📍 Où le goûter ? Sur la côte, dans les restaurants qui annoncent clairement leurs arrivages. N’hésitez pas à demander quel poisson est utilisé ce jour-là.
8. Ti’jaque boucané – le duo qui surprend les visiteurs
Le ti’jaque est le jeune fruit du jacquier, récolté avant maturité puis finement haché. Sa texture fibreuse absorbe merveilleusement les parfums de la cuisson. Associé au boucané, il devient l’un des plats les plus typiques et les plus étonnants pour qui le découvre.
Petite précision utile : le ti’jaque est bien végétal, mais le ti’jaque boucané ne l’est pas. Le boucané est du porc fumé. Pour une version végétarienne, il faut donc demander un ti’jaque cuisiné sans viande.
📍 Où le goûter ? Dans les tables créoles et les tables d’hôtes, souvent en plat du jour.
9. Sarcives – la gourmandise sino-réunionnaise
Les sarcives témoignent de l’influence chinoise dans la cuisine réunionnaise. Le porc est mariné puis rôti jusqu’à devenir brillant, caramélisé et parfumé. Sucré-salé, tendre et légèrement grillé en surface : difficile de ne prendre qu’un morceau.
Elles peuvent accompagner un repas, se partager à l’apéritif ou se grignoter lorsqu’on les trouve fraîchement préparées.
📍 Où le goûter ? Dans certaines rôtisseries, traiteurs, snacks et sur des marchés. Fraîches et encore tièdes, c’est là qu’elles sont les meilleures.
10. Cabri massalé – le grand plat d’influence tamoule
Le cabri massalé est l’un des plats emblématiques de l’influence indienne et tamoule à La Réunion. La viande de chèvre mijote longuement avec le massalé, mélange d’épices dont la composition varie selon les familles et les cuisiniers.
Le résultat est parfumé, profond, généreux, mais pas nécessairement brûlant. C’est surtout un plat de patience et de partage, particulièrement associé aux repas de fête et aux grandes tablées.
📍 Où le goûter ? Dans une table créole traditionnelle ou une table d’hôtes qui le prépare maison.
Produits du terroir et spécialités qui méritent le détour
11. Palmiste frais – rien à voir avec le cœur de palmier en boîte
Le palmiste frais est un mets très apprécié à La Réunion. Son cœur, tendre et légèrement croquant, peut être servi en salade ou cuisiné. Sa finesse surprend souvent les voyageurs qui n’ont connu jusque-là que le cœur de palmier en conserve.
Le palmiste est aussi un produit à respecter : certaines espèces sauvages sont protégées et la production destinée à la consommation provient de cultures encadrées. Ici encore, l’origine compte.
📍 Où le goûter ? Dans les bonnes tables qui travaillent du palmiste cultivé, notamment dans l’Est et le Sud de l’île.

12. Lentilles de Cilaos – un petit produit, une grande identité
Les lentilles de Cilaos sont intimement liées au cirque et à son terroir. Petites, recherchées et produites en quantité limitée, elles accompagnent très bien les caris et font partie des produits que l’on aime rapporter d’une journée à Cilaos.
Le plus agréable est évidemment de les goûter sur place, après la route aux 400 virages, face aux remparts du cirque. Et si vous en achetez, privilégiez une origine clairement indiquée.
📍 Où le goûter ? À Cilaos, dans les restaurants, commerces et auprès des producteurs lorsque c’est possible. Lire l’article sur Cilaos en 1 jour ou 48h.
13. Pâté créole – la spécialité que l’on ne sait pas toujours où classer
Le pâté créole est traditionnellement associé aux fêtes. Sa pâte riche et parfumée renferme une garniture qui peut être à base de viande, même si les variantes sont nombreuses aujourd’hui. Il existe également des versions davantage tournées vers le sucré.
Apéritif ? Goûter ? Petite tranche avec le café ? À La Réunion, la réponse dépend souvent de la recette et de la famille. C’est précisément ce qui le rend intéressant.
📍 Où le goûter ? Dans certaines boulangeries, sur les marchés et surtout pendant les périodes de fêtes.
14. Canard à la vanille – quand la vanille passe à table
La vanille réunionnaise n’est pas réservée aux desserts. Avec le canard, elle parfume une sauce sans transformer le plat en préparation sucrée. Bien dosée, elle apporte des notes florales et boisées qui accompagnent très bien une viande mijotée.
Ce plat montre une autre facette de la gastronomie réunionnaise : plus travaillée, parfois plus gastronomique, mais toujours construite autour de produits et de parfums de l’île.
📍 Où le goûter ? Dans certaines fermes-auberges et restaurants créoles ou gastronomiques, particulièrement dans l’Est et le Sud.
15. Sauté mines – le quotidien réunionnais d’influence chinoise
Les « mines » sont les nouilles. Sautées au wok avec légumes, viande, poulet ou crevettes, sauce soja – le siave – et aromates, elles font partie de ces plats que l’on rencontre très facilement dans les snacks réunionnais.
Le sauté mines raconte parfaitement le métissage de l’île : une origine chinoise, des habitudes locales et un plat devenu complètement familier dans le quotidien réunionnais.
📍 Où le goûter ? Dans les snacks et restaurants sino-créoles de toute l’île. C’est une excellente option pour un repas simple et rapide.
16. Gratin de chouchou – le réconfort des Hauts
Le chouchou – chayote ou christophine ailleurs – pousse abondamment à La Réunion, particulièrement dans les zones humides et les Hauts. En gratin, sa chair douce et fondante se couvre d’une croûte dorée et devient un accompagnement particulièrement réconfortant.
C’est moins spectaculaire qu’un cari bichiques ou un cabri massalé, mais c’est justement une belle illustration de la cuisine familiale réunionnaise : simple, généreuse et efficace.
📍 Où le goûter ? Dans les gîtes, tables d’hôtes et restaurants de cuisine familiale, notamment lors d’une excursion dans les Hauts.
17. Cari de larves de guêpes – pour les plus curieux
Beaucoup plus confidentiel, le cari de larves de guêpes fait partie de ces spécialités qui provoquent immédiatement une réaction : curiosité pour certains, hésitation pour d’autres. Les larves peuvent être frites ou cuisinées en cari.
Ce n’est ni un plat courant ni un incontournable que nous vous conseillerions de rechercher à tout prix. Sa disponibilité est limitée et dépend des approvisionnements. Mais si une table de confiance en propose et que l’expérience vous tente, vous découvrirez une facette beaucoup plus rare de la cuisine réunionnaise.
📍 Où le goûter ? Ponctuellement dans certaines tables des Hauts. Demandez conseil plutôt que de prévoir votre journée autour de cette spécialité.
Street food réunionnaise : le bonheur se mange aussi debout

18. Bouchons & samoussas – le duo que tout le monde finit par adopter
Les bouchons sont de petits raviolis vapeur d’inspiration chinoise, le plus souvent garnis de viande. Les samoussas, eux, arrivent croustillants et se déclinent presque à l’infini : fromage, poulet, thon, légumes, piment…
On les achète à l’unité, au marché, dans un snack ou chez un traiteur. Ils accompagnent l’apéritif, calent une petite faim et finissent très souvent par remplacer le déjeuner que l’on avait prévu.
📍 Où le goûter ? Au marché forain de Saint-Paul, au marché de Saint-Leu le samedi matin, dans les snacks et chez les traiteurs. Lire l’article sur les marchés de la côte Ouest.
19. Bonbons piment – le faux bonbon
Le nom amuse toujours les visiteurs : non, ce n’est pas sucré. Le bonbon piment est une petite bouchée frite à base de légumineuses, d’herbes, d’épices et de piment. Croustillant à l’extérieur, moelleux à l’intérieur, il fait partie des grands classiques de l’apéritif réunionnais.
Le niveau de piment varie énormément. Si vous êtes sensible, demandez avant d’en croquer plusieurs avec enthousiasme.
📍 Où le goûter ? Sur les marchés, dans les snacks et chez les traiteurs. Encore chaud, c’est difficile à battre.
20. Pain bouchons gratiné – le PBG des grosses faims
Une baguette, des bouchons chauds, de la sauce et du fromage gratiné : le pain bouchons gratiné ne cherche pas la sophistication. C’est du snack réunionnais généreux, réconfortant et terriblement efficace.
Après une baignade, une randonnée ou une journée bien remplie, il a une qualité indiscutable : on comprend immédiatement pourquoi il est si populaire.
📍 Où le goûter ? Dans de nombreux snacks de l’île. Chacun a sa sauce, son fromage et ses habitudes.
21. Achards de légumes – le petit accompagnement qui réveille l’assiette
Carottes, chou, haricots verts, papaye verte ou autres légumes selon les recettes : les achards apportent du croquant, de l’acidité, des épices et parfois du piment. Ils accompagnent les plats, garnissent les sandwichs et se dégustent aussi à l’apéritif.
Un bon bocal artisanal peut également devenir un souvenir gourmand facile à rapporter.
📍 Où le goûter ? Dans les restaurants créoles, chez les traiteurs et sur les marchés. Vérifiez simplement les conditions de conservation si vous souhaitez voyager avec.
22. Poulet « bord de route » – suivez l’odeur
Le week-end, sur certaines routes, la fumée et l’odeur arrivent avant le panneau. Des poulets marinés tournent ou grillent lentement au barbecue : le fameux poulet la route, poulet bitume ou poulet bord de route selon les habitudes.
Ce n’est pas une expérience gastronomique au sens classique, mais c’est une vraie image du quotidien réunionnais. Un poulet bien grillé, quelques accompagnements et un pique-nique improvisé peuvent devenir un excellent souvenir de vacances.
📍 Où le goûter ? Dans l’Ouest et les Hauts, surtout le week-end. Choisissez un stand fréquenté et une cuisson faite dans de bonnes conditions.
Douceurs réunionnaises : gardez une petite place
23. Gâteau patate, gâteau ti’son & bonbon miel – trois douceurs à connaître
Le gâteau patate est probablement le plus facile à rencontrer. À base de patate douce, de beurre, d’œufs et souvent de vanille, il est dense, fondant et très familial. Une tranche légèrement tiède suffit à comprendre pourquoi il traverse les générations.
Le gâteau ti’son doit son nom au maïs : le ti’son désigne la farine de maïs utilisée pour le préparer. Beurre, œufs, sucre et vanille complètent généralement la recette, avec des variantes familiales qui peuvent intégrer d’autres parfums ou fruits confits.
Le bonbon miel, enfin, n’est pas un simple bonbon au miel : c’est une pâtisserie frite, façonnée puis imbibée d’un sirop sucré. Croustillante à l’extérieur et moelleuse à l’intérieur, elle appartient à ces gourmandises dont il vaut mieux ne pas commencer à compter les calories en vacances.
📍 Où le goûter ? Dans les boulangeries, pâtisseries, marchés et chez les artisans. Pour les trois, privilégiez une préparation fraîche et artisanale.
24. Sorbet coco artisanal – le petit plaisir des marchés
Sous le soleil de la côte Ouest, un sorbet coco artisanal tombe toujours au bon moment. Les recettes varient selon les vendeurs, parfois avec de la vanille ou d’autres parfums tropicaux, mais le plaisir reste le même : quelque chose de frais, simple et parfaitement adapté à une matinée de marché.
Ce n’est peut-être pas la spécialité la plus complexe de cette liste, mais c’est l’une de celles qui créent immédiatement une ambiance de vacances.
📍 Où le goûter ? Au gré des marchés et des vendeurs. À Saint-Leu, ouvrez l’œil le samedi matin plutôt que de partir avec l’idée qu’un vendeur précis sera forcément présent.

25. Rhum arrangé – l’art de prolonger le repas
Vanille, ananas, letchi, gingembre, combava, café, fruit de la passion… le rhum arrangé se décline presque à l’infini. Fruits, épices et aromates macèrent dans le rhum pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, et chaque famille ou producteur développe ses propres recettes.
Il fait partie de ces gestes de convivialité très associés aux repas réunionnais. Mais attention : le sucre et les fruits peuvent masquer la puissance de l’alcool. Dégustez-le en petite quantité et avec modération.
📍 Où le goûter ? Chez les producteurs, dans les bonnes tables et sur les marchés lorsque la dégustation est proposée. Si vous souhaitez en rapporter, pensez aux règles applicables au transport des liquides et de l’alcool.

Et trois produits réunionnais à ne surtout pas oublier
Ils ne rentrent pas dans notre liste des 25 plats et gourmandises, mais ils méritent largement une place dans votre voyage – et éventuellement dans vos valises.
Le thé de Grand Coude
Oui, on cultive du thé à La Réunion. À Grand Coude, dans les Hauts de Saint-Joseph, le Labyrinthe En-Champ-Thé permet de découvrir une plantation, l’histoire locale de cette culture et la transformation de la feuille jusqu’à la tasse. Le thé blanc de Grand Coude est notamment récolté à la main.
Si votre programme vous mène dans le Sud sauvage, c’est une très belle manière d’associer paysage, agriculture locale et dégustation.
Le café Bourbon Pointu
Le Bourbon Pointu – ou Laurina – est l’un des produits agricoles les plus prestigieux de La Réunion. Sa production reste limitée et son prix peut surprendre, mais les amateurs de café peuvent profiter du séjour pour le découvrir en tasse avant d’en acheter.
Grand Coude est également une destination intéressante pour découvrir cette culture et comprendre pourquoi ce café occupe une place particulière dans le patrimoine agricole réunionnais.
La vanille de La Réunion
La vanille est indissociable de l’histoire de l’ancienne île Bourbon. Des producteurs réunionnais continuent aujourd’hui à cultiver, féconder et préparer les gousses avec un savoir-faire remarquable.
Pour en rapporter, nous vous conseillons de privilégier l’achat direct auprès d’un producteur ou une provenance clairement identifiée. Une belle gousse réunionnaise accompagnée des conseils de celui qui l’a produite a beaucoup plus de sens qu’un achat fait dans l’urgence à la fin du séjour.
💡 Le conseil des Lataniers : Pour les souvenirs gourmands, regardez l’origine. « Acheté à La Réunion » ne signifie pas forcément « produit à La Réunion ».
Notre petit itinéraire gourmand depuis Les Lataniers
L’avantage de séjourner à Piton Saint-Leu, c’est qu’il est très facile d’intégrer les découvertes gourmandes à vos journées sans traverser l’île uniquement pour manger. Et si vous êtes encore en train d’organiser votre séjour, retrouvez aussi nos 15 conseils pour préparer votre voyage à La Réunion.
Le samedi matin, commencez par le marché de Saint-Leu. Goûtez quelques samoussas ou bonbons piment, regardez les fruits de saison, discutez avec les vendeurs et laissez-vous tenter par ce qui vous fait envie. Ensuite, lagon, balade dans Saint-Leu ou déjeuner créole : tout est à proximité.
Un autre jour, associez les saveurs au territoire. Vous allez à Cilaos ? Goûtez les lentilles sur place. Vous partez dans le Sud sauvage ? Grand Coude permet de découvrir le thé et le café. Vous passez la journée dans les Hauts ? Regardez ce qui mijote dans les tables d’hôtes plutôt que de redescendre systématiquement manger sur la côte.
Et surtout, demandez-nous. Les jours d’ouverture changent, les plats du jour aussi, et une adresse parfaite pour un couple n’est pas forcément celle que nous conseillerons à une famille ou après une grosse randonnée. Nous préférons vous orienter selon votre programme du jour. Lire l’article sur l’itinéraire gourmand à La Réunion.
FAQ – gastronomie et spécialités réunionnaises
Quel est le plat le plus connu de La Réunion ?
Le rougail saucisse est probablement le plus célèbre auprès des visiteurs. Mais un cari poulet, un cabri massalé, un ti’jaque boucané ou un bon cari de poisson racontent tout autant la cuisine réunionnaise.
Que faut-il absolument goûter lors d’un premier séjour ?
Pour une première découverte, nous choisirions un rougail saucisse ou un cari, quelques samoussas et bouchons, un bonbon piment, un gâteau patate, des fruits de saison et, pour les adultes qui le souhaitent, un petit rhum arrangé. Le reste dépend de vos goûts et des occasions.
La cuisine réunionnaise est-elle très pimentée ?
Pas forcément. Beaucoup de plats sont parfumés sans être très forts et le piment est souvent servi à part sous forme de rougail ou de sauce. Si vous êtes sensible, goûtez une quantité minuscule avant d’en ajouter.
Peut-on manger végétarien à La Réunion ?
Oui. Grains, achards, gratin de chouchou, caris de légumes, salades de palmiste et samoussas végétariens offrent de nombreuses possibilités. Attention simplement aux noms : le ti’jaque boucané contient du porc fumé.
Quel marché choisir dans l’Ouest pour goûter des spécialités ?
Le marché forain de Saint-Paul, le vendredi et le samedi matin, est le plus vaste et offre beaucoup de choix. Plus proche des Lataniers, le marché de Saint-Leu a lieu le samedi matin et se combine facilement avec une balade en ville et le lagon.
Que rapporter de La Réunion côté gastronomie ?
Selon vos goûts : vanille de La Réunion, café Bourbon Pointu, thé de Grand Coude, lentilles de Cilaos, achards ou autres produits artisanaux. Privilégiez une origine clairement indiquée et, lorsque c’est possible, l’achat direct au producteur.
Faut-il réserver les restaurants créoles ?
Pour une table d’hôtes, une adresse réputée ou un repas le week-end, c’est préférable. Pour les marchés, snacks et plats à emporter, l’improvisation fait au contraire partie du plaisir.
Où manger un bon rougail saucisse près des Lataniers ?
Nous conseillons volontiers Chez Nounous – Le Restaurant du Piton, tout près des Lataniers. Mais demandez-nous au moment de votre séjour : nous pourrons aussi vous orienter selon le jour, vos envies et les ouvertures.
La Réunion se goûte autant qu’elle se visite
Vous n’aimerez peut-être pas tout, et ce n’est pas grave. Le plaisir est justement de sortir un peu de ses habitudes : goûter un fruit inconnu au marché, demander ce qui mijote dans la marmite, tester un bonbon piment encore chaud ou choisir le plat du jour plutôt que celui que l’on connaît déjà.
La gastronomie réunionnaise raconte le métissage, les familles, les Hauts, les marchés, les fêtes et le quotidien. Elle se découvre autant dans une bonne table que dans un sachet de samoussas mangé debout, un poulet grillé acheté sur la route ou une part de gâteau patate au retour d’une randonnée.
Et si vous séjournez aux Lataniers, posez-nous simplement la question : « Où est-ce qu’on mange bien aujourd’hui ? » Nous préférons vous conseiller une adresse adaptée à votre programme, à vos envies et au jour de la semaine plutôt que de vous envoyer systématiquement au même endroit.
Après tout, certains des meilleurs souvenirs de La Réunion ne se trouvent pas dans le programme. Parfois, ils sont simplement au fond d’une marmite.